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  • Yanis AMMARI

Le réchauffement climatique et le ski

Dernière mise à jour : 8 févr.


Le réchauffement climatique est l’un des enjeux actuels les plus préoccupants. De la hausse des températures à la montée des eaux, certains pays tels que les Pays-Bas ou le Japon, mais aussi beaucoup de français commencent à devenir de plus en plus préoccupés vis-à-vis de la situation de la planète. Pourtant, certaines habitudes restent et partir au ski en février est l’une d’elles. Ce qui est redouté ? Un avenir sans neige et une frayeur pour les stations de ski qui ne savent pas si elles auront encore des clients. 



En effet, une étude scientifique parue dans la revue Nature Climate Change le lundi 28 août 2023 prédit un réchauffement mondial croissant, jusqu'à 4 degrés par rapport à la période préindustrielle. 32% des 2234 stations de ski d’Europe seraient confrontées à un risque très élevé de pénuries de neige. 



Jusqu'à présent, les stations se sont principalement adaptées en glissant sur la pente de la technologie, notamment grâce à la production de neige artificielle.

De nombreuses stations prévoient de maintenir cette ligne de défense contre le réchauffement climatique.


En conséquence, les prix des stations

de ski deviennent de plus en plus élevés et la clientèle délaisse de plus en plus l’idée d’aller au ski durant les vacances de Noël ou de février.

Une étude menée par l’UFC-Que choisir, association indépendante qui représente des entreprises promeut une consommation responsable et accessible à tous; montre que le prix des forfaits des ski a augmenté en moyenne de 2,5% par an entre 2010 et 2022. 





Les stations de ski doivent donc se diversifier et s’urbaniser dans les espaces qui leur sont consacrés.

De plus, la baisse de l’enneigement contraint certaines stations à fermer. Les stations en haute montagne, quant à elles, ont été moins touchées par le phénomène.

Celles-ci ont même profité du fait que leurs concurrentes de basse et moyenne montagne ferment, pour investir dans des infrastructures neuves et sophistiquées. 





Pour les stations de basse et de moyenne montagne, le meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique en France restent les canons à neige et les enneigeurs artificiels depuis 1970. Mais est-ce que c’est vraiment la bonne méthode pour attirer la clientèle ? Les skieurs sont plutôt réticents à l’image de faire du ski sur de la neige artificielle. 


Effectivement, selon une étude réalisée par l’institut National de la Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (l’INRAE) en 2022, 68% des skieurs français estiment que la neige artificielle prodiguée par les canons à neige et enneigeurs artificiels n’est pas un substitut satisfaisant à la neige naturelle. De plus, une autre étude réalisée par le cabinet d’études français Xerfi en 2023 montre que la fréquentation des stations de ski françaises a diminué de 6% entre 2020 et 2022. 


Ces chiffres permettent d'affirmer que les skieurs sont sensibles aux enjeux climatiques actuels, et qu’ils préfèrent skier sur de la neige naturelle, quitte à payer plus cher. Pourquoi ? 



Parce qu’ils sont conscients que la neige artificielle contribue au réchauffement climatique car elle nécessite une grande quantité d’eau et d'énergie, ce qui génère des émissions de gaz à effet de serre. La neige naturelle est également préférée à la neige artificielle, car sa qualité en termes de sensations de glisse est meilleure. Aussi, préserver les environnements naturels liés au ski est une partie importante dans l’expérience au ski. 



Le fait que la nature et les activités qui y sont directement liées telles que la montagne et le ski par exemple sont directement impactées signifie qu’on doit agir. Présenter les enjeux à la communauté indifférente aux enjeux écologiques, pour continuer à se faire plaisir durant nos voyages en périodes de vacances, y compris pour une population aisée mais aussi et pour nous tous. Protéger notre planète; qui depuis quelques années et ce malgré les efforts qu’on prend, est en souffrance, souffrance qui perdure avec le temps et l’état de celle-ci continuera de s'aggraver dans le futur si nous ne bougeons pas pour la protéger. 



Yannis Ammari


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